Plusieurs sites internet précise dans un coin de leur page que les auteurs déclinent toute responsabilité en cas d’accident et ils ne sauraient être tenus pour responsable du moindre bobo à votre personne. J’ai toujours aimé ce genre d’avertissement, cela me fait penser à Ponce Pilate qui lors de l’arrestation de Jésus-Christ, s’est lavé les mains (mais avec quel genre de savon ? 😉 ) … alors qu’il avait le pouvoir !
J’ai toujours été contre ce genre d’avertissement, d’ailleurs il ne figure nulle part sur mon site, estimant que vous aviez un cerveau et sachez comment l’utiliser. Je suis aussi conscient que certaines de mes randonnées sont engagées (T6, escalade en II, …) et nécessite de connaitre ses limites personnelles avant de s’y engager. Il m’est déjà arrivé de faire demi-tour ne sentant pas un passage, la vie vaut mieux que quelques pas hasardeux. Peut-être que dans quelques années, l’expérience acquise, ce passage ne posera plus (ou moins) de problème.

Les journaux

Dans les journaux, de préférence 20Min, il est souvent fait mention des derniers morts en montagne par avalanche de préférence.
Je me suis plongé dans les statistiques Suisse et voici le nombre de morts en 2011 :

  • 320 morts sur la route
  • 151 morts en montagne

Pourtant on parle peu des accidents de la route, sauf quand c’est un gros. Le plus d’accidents ont lieu en moyenne montagne par des gens peu habitués. Parfois cela mériterait un Darwin Award, exemple : chérie recule encore un peu pour la photo … et la falaise se chargea du reste !

L’alpinisme est dangereux

Des sommets doivent leur célébrité au nombre de morts, par exemple la face N de l’Eiger qui évoque le souvenir tragique de la mort de Toni Kurz et Andreas Hinterstoisser. Toni Kurz meure au-dessus de ses sauveteurs, son corps pendant dans le vide pendant plusieurs semaines et attirant les foules à l’hôtel Kleine Scneidegg. Les guides de Grindelwald, un brin jaloux du business, se décidèrent à monter pour couper la corde.
L’alpinistre Joe Simpson doit sa célébrité à son livre retraçant sa lutte contre la mort suite à un accident dans les Andes (La Mort Suspendue, Touching the Void). Au passage c’est l’une des plus belles plumes de l’alpinisme.
Enfin Erhard Loretan qui meurt en 2011 suite au dévissage, sur une plaque de glace, de sa cliente et compagne.

Le charme de l’alpinisme

Il existe encore des journaux qui font correctement leur travail et LeTemps.ch est l’un de ces rares. Ils ont laissé la parole à un alpinisme pour parler de ce sujet : L’alpinisme est un sport dangereux, c’est son charme. La lecture de cet article est donc fortement recommandée et c’est ce qui a provoqué l’idée d’écrire ce dossier qui trainait dans un coin de mon cerveau depuis longtemps

Conclusion

Pour finir ce dossier, vous avez un cerveau … utilisez-le ! Sachez reconnaitre vos limites, faire demi-tour n’est pas la honte, mais un signe de maturité. Enfin faites appel aux professionnels (guides, accompagnateurs) qui sauront vous encadrer pour que vos sorties restent un plaisir. Certes cela a un prix, mais c’est à vous d’estimer si votre vie le mérite !