Le Linleu, cet hiver j’y étais passé dessous avec Christian lors de notre randonnée à skis au Scex du Coeur et la fatigue nous avait fait seulement observer ceux qui montaient au Linleu.
Ce samedi belle météo prévue après une semaine pluvieuse puis grise. On commence à avoir les belles lumières de fin d’été, la journée va être prometteuse. J’arrive au Flon et pars à gauche pour le vallon de Verne où je me gare à La Bataille (1165m), fin de la route permise (après c’est pour les 4×4). Il y a refuge de forêt, avec une fontaine (eau non potable) qui m’a servie pour mes ablutions au retour.
J’installe mon dernier gadget, un chargeur solaire acheté aux USA, il y a bien une société d’Yverdon, Flexcell, mais leur chargeur est plus lourd (1 kg au lieu de 200g) et n’a pas de prise USB. Je suis en train de tester tout cela pour recharger mon smartphone.
Je prends donc la route, puis très vite je tourne à gauche pour une route de 4×4. C’est une bonne pente régulière, essentiellement à l’ombre … et pourtant je vais vite transpirer ! Quelques trouées permettent de voir en direction de la plaine du Rhône. On arrive sous La Pifelle, col du Petit Blancsex. Là on retrouve pleinement le soleil et je retrouve avec plaisir ce joli vallon de Savalène. Le chemin de la descente dans le vallon est plus doux, mais il y a une zone marécageuse qui fait changer la couleur des chaussures !
Puis on rejoint la route de 4×4 pour ensuite arriver à la buvette de Savalène. Un vieux chien m’y accueille en aboyant, mais ses velleités n’iront pas trés loin. La buvette est ouverte, l’extérieur est un vrai musée, je rentre il n’y a personne malgré mes appels, je fais donc un tour du propriétaire et c’est toujours un musée cette buvette ! Puis je poursuis mon chemin, le chemin est doux. Puis au niveau de Plan d’Amont, le chemin se perd, d’ailleurs sur la carte il n’est plus indiqué. On le retrouve un peu plus haut et désormais ça monte et plus on se rapproche du col de Savalène plus la pente s’accentue. Un passage dans les aulnes nous fait arriver au col de Savalène, 1867m où nous basculons en France.
Je descends en direction du lac d’Arvouin, je rencontre du monde, puis je passe devant les Chalets d’Arvouin, 1720m, puis un chemin doux fait passer devant le Lac d’Arvouin où bien du monde se balade ou profite du lac. Après la pause photographique, j’avais décidé de monter par la version hivernale, ie la combe menant au col de Sevan (non indiqué sur la carte Suisse). Je monte donc en hors piste et surprise je découvre plus haut une belle sente. Je l’emprunte et c’est une sente “droit en haut”, sportive à souhait ! Une petite grotte me permet une petite pause, puis le chemin se poursuit un peu plus doucement et fait arriver au col de Sevan, 1891m. Je marque une pause sur un promonttoire qui offre un beau panorama.
Pour Le Linleu, il faut monter sur une croupe, le chemin serpente ici, puis il faut passer le passage clef d’abord par un dévers puis un passage étroit pour contourner un bloc rocheux. La suite est plus tranquille, mais il faut encore 10′ pour rejoindre la croix. La croix est flambante neuve, contrairement à la photo de Randalp. Le sommet est un peu plus haut sur la crête. Je marque une longue pause, 1h, j’en ai besoin ! Seul un couple et des choccards sont aussi venus ici, sinon c’est tranquille comme sommet ! La vue est tout simplement superbe, cela va des préalpes vaudoises et fribourgoises, aux trois bernoises, les Diablerets, la Dent Blanche, Cervin, Grand Combin, Dents du Midi et Mont-Blanc.
Après la pause, je dois m’arracher, plus envie de faire la sieste là-haut ! Au lieu de rebrousser chemin, j’ai longé la crête E, puis descends dans le flanc de la crête par des pentes herbeuses en gradin. J’ai trouvé cela confortable. Puis une pente plus raide, mais néanmoins aisée. Puis il suffit de suivre la croupe pour rejoindre le col d’Outanne (1856m) et on retourne en Suisse !
Au lieu de descendre le sentier, je choisis de longer à flanc de coteau, pour éviter de perdre de l’altitude, afin de rejoindre la Lanche du Brêlon des Rochers de Savalène. Ce flanc de coteau n’est pas des plus confortables car hors piste. Il faut maitriser l’appui des pieds. Après une ravine et une ou deux descentes délicates, j’arrive au col.
Je me retrouve devant un grand couloir pentu où je ne vois pas un, mais des chemins (enfin traces). Bon ! Je descends au mieux, le terrain est gras et caillouteux : pas terrible. Je descends et les choses empires : terrain de plus en plus délicat. Mon moral est au niveau des paquerettes … qui ne sont même pas là ! Je décide donc de couper un pierrier pour rejoindre l’herbe et ce fut une excellente idée ! Conclusion il faut rester dans la partie herbeuse plutôt que la partie terreuse. Je retrouve la sente, qui est un vieux sentier rattrapé par l’herbe, mais confortable. J’arrive dans le bas, et suis le chemin qui se perd parmi les traces des bovins.
Je finis quand même par arriver au Plan d’Amont où je remonte en direction du Pertuis de Savalène par une sente confortable qui se finit avant le col : donc les vaches ne montent pas jusqu’au col ! J’arrive au Pertuis de Savalène et bascule de l’autre côté : bigre c’est pentu le coin ! Le sentier est gras, mais c’est un sentier ! Chemin souvent escarpé avec un passage sécurisé. La sente descend fort par des virages secs. Un passage bien gras et donc délicat, j’arrive dans Les Cavoués où il me suffit de descendre le chemin puis la route de 4×4 pour rejoindre mon scooter.
Pour vous éviter ces chemins délicats, il faut descendre le vallon d’outanne jusqu’à Dravers pour rejoindre Chalet de Blancsex et retourner par le chemin de la montée.












































































































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