Je n’ai qu’une demi-journée et je choisis de revenir aux Rochers de Naye depuis Sonchaux, une randonnée que j’ai déjà effectuée il y a quelques années où le souvenir d’une grosse averse au retour, m’avait fait comprendre que les chaussures Gore-Tex, pourtant neuves, ne valaient pas grand chose. Depuis j’ai des chaussures en cuir sans Gore-Tex et devinez quoi, elles résistent à la pluie !
Donc l’idée est de partir de Sonchaux, de monter aux Rochers de Naye et descendre par le Col de Chaude, avec un détour. Petite précision, la route Caux-Sonchaux est fermée (août 2012) pour cause de travaux lourds au niveau de Caux, il faut donc passer par Villeneuve. Même mon scooter n’a pas pu se faufiler, tout se perd ! Donc après des détours j’arrive à Sonchaux. Il y a un chantier important et le parking du restaurant est à moitié occupé par des containers transformés en bureaux. Pour monter vers les Rochers de Naye, il y a donc un petit détour dans le pâturage, pour laisser la première portion de route libre pour ce chantier.
Peu après, on retrouve la route, pour passer devant le lieu de départ des parapentistes (vol libre). On poursuit pour passer devant une ferme, puis on progresse sur un sentier arraché à la falaise. Le sentier est large (environ 3m), protégé sur la droite par une barrière dont je n’aurai guère envie de tester la solidité ! Cette portion du chemin est bien jolie (son seul défaut sont les nombreux cailloux, les pieds s’y encoublant parfois), dans la forêt, avec quelques trouées pour admirer le Col de Chaude et la chaine Aveneyre – Malatraix. Vers le milieu de ce passage, il y a une grotte où règne la fraicheur, appréciée car il faisait assez chaud. Je m’y suis engagé, le Natel en guise de lampe de poche (je n’ai pas eu envie de sortir la frontale), sur environ 50m jusqu’à un passage où il faudrait ramper. Je n’avais pas envie de m’attarder, j’ai pris les photos au flash et non en pause lente, c’est moins joli, mais plus rapide.
Le sentier monte pendant un court instant en zigzag, puis nous arrivons à Sautodoz où il y a un chalet, en rénovation lors de mon passage. Profitez de la belle vue sur le Léman et le Chablais. Il y a un chemin dans un couloir qui file dans le flanc NO (voir cette randonnée pour sa remontée), un panneau indique qu’il est dangereux. J’aime ces panneaux qui ne disent pas la vérité ! Certes il est pentu et un névé fait de la résistance dans ce couloir à l’ombre, en début d’été. J’ai déjà descendu ce névé en glissant sur les pieds, c’est très amusant, mais il faut maitriser ce sport !
Puis il reste à emprunter le chemin montant aux Rochers de Naye. La vue est jolie, mais le sentier pentu, les mollets non affutés vont souffrir ! Puis on arrive au niveau du restaurant , des yourtes (c’est à la mode !), des parcs à marmottes habituées au monde et du train qui déverse sont lot de touristes, de préférence en sandales. Je monte au sommet, par un sentier assez pentu, pour arriver sur la plateforme en béton et sa tour radio. La vue s’ouvre sur le Léman et les montagnes. On voit loin par beau temps, jusqu’aux trois bernoises (Eiger, …). Le Grand Combin sera le 4000m le plus visible, le Mont-Blanc étant quasiment caché par les Dents du Midi. Je marque une pause de 15 min, profitant d’une pause casse-croute.
Puis je file vers le Jardin Alpin, joli jardin proposant une grande variété de fleurs avec leur nom, j’en ai profité pour gagner le nom d’un fleur que je cherchait. Lorsque je passe dans ce jardin, je ne peux m’empêcher de suivre un ancien sentier, dans le bas du flanc E. Désormais un panneau barre danger barre l’accès, mais il est facile de passer. Il y a des traces, mais c’est un sentier abandonné depuis longtemps. Je le coterai en T5, il faut maitriser les devers et le terrain raide herbeux. Le temps était sec, mais j’ai quand même glissé sur la végétation. Après un devers, on descend un couloir raide, pour rejoindre le plateau de Plan d’Areine. Je remonte pour passer devant la ferme éponyme.
A partir de là, le plus court est de suivre le chemin d’arête pour le Col de Chaude (voir cette randonnée). Je décide de faire un détour, car lors de mon tour de la Pointe d’Aveneyre, j’étais arrivé à la ferme de Chaude, sous le Col de Chaude, de nuit. Je viens donc faire ma séance de psychothérapie photographique !
Je passe le Tombeau des Lièvres (les lièvres sont rares et si en plus ils sont tous morts, aucune chance d’en voir !), le sentier se fait pentu derrière, un brin humide dans certaine section. Puis vers le milieu, le chemin s’évapore et il faut suivre une vague sente, sûrement celle des vaches. Mais il suffit de naviguer à vue, le terrain étant redevenu doux. J’arrive à la ferme de Longevaux, le chien coure vers moi en aboyant. Je le laisse me renifler et l’affaire est réglée. Je discute avec un des bergers, aux cheveux de rastas (ça doit tenir chaud, bigre !).
Une route de 4×4 me permet d’arriver facilement à la ferme de Chaude (1470 m). Le passage des barbelés me vaut une petite blessure et la séance psychothérapie photographique terminée, je poursuis par la route pour le Col de Chaude.
J’avais envisagé un plus grand tour, mais la journée avance comme ma fatigue, je décide de rentrer. Sous le Col de Chaude, il y a un chalet et juste après un panneau indicateur. J’y lis Villeneuve/Montreux et décide de poursuivre par la route. Ce fut une erreur car je viens de rater le chemin (raccourci de la route), j’aurai mieux fait de lire la carte à cet instant, raté ! Donc je longe la route, peu passionnante. Le raccourci suivant, je ne le rate pas, mais il est court ! Je retrouve la route et avant Vuadens, on la quitte pour un joli sentier d’accès aux chalets. Après le fort joli chalet de Les Troncs (in situ nommé Ma Petite Folie), on retrouve un sentier pédestre avec un passage pentu, toujours éprouvant en fin de parcours. Après 5h30 (dont 15 min de pause), je suis de retour au parking.







































































































































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