J’avais prévu une randonnée en basse altitude, mais le stratus m’a fait prendre de la hauteur. Je reviens au Mont de l’Arpille où jusqu’à présent je n’avais pas eu le beau temps à pied (voir cette randonnée), mais plus en hiver (randonnée en skis). Il me fallait donc corriger cela. Pour mettre de la variété, je décide de partir depuis le Col de la Forclaz.
Une séquence historique, en 1957, la nouvelle route de La Forclaz est construite ainsi qu’un téléphérique La Forclaz-Mont de l’Arpille (12 min de trajet, mis en service le 4 juillet 1957). Il reste quelques socles en béton et l’arrivée du téléphérique transformé en chalet (je le verrai au retour). Un projet de transformer tout le massif en station de ski a vu le jour (voir ce prospectus promotionnel). Lorsque les infrasctures furent en place, le début de la construction des futurs logements fut stoppé car le plateau manque d’eau. Dommage ! Le télésiège fut maintenu jusque dans les années 1970 puis fut démonté.
J’ai attendu sur le parking du restaurant de La Forclaz, que le soleil de l’automne arrive enfin. Puis je suis parti, montant dans la face SE par le chemin au-dessus de Sé de Meylan. J’aurai préféré le prendre à la descente, car plus doux, mais étant orienté E, j’ai préféré l’option soleil du matin. Le premier tiers est pentu, jusqu’à la fin de Sé de Meylan, mais les mélèzes en feu rendent les lieux extraordinaires, puis en sortant de la forêt (Le Larzey), l’épicéa et mélèze cèdent leur place aux génévriers et rhododendrons, ainsi qu’à quelques aroles. On passe près des paravalanches, une montée pentue, puis trouvons la crête où on arrive peu après au sommet. La commune de Martigny-Combe et le Tour du Mont-Blanc ont installé une bien jolie table d’orientation émaillée, peinte par une artiste. Le panorama s’ouvre sur la vallée du Rhône, Dent Blanche, Grand Combin et Mont-Blanc entre les arbres. Du côté de Trient la vue est bouchée par ces arbres, dommage.
Je profite du beau temps et de la douceur pour une pause casse-croute, puis part, direction Ravoire. Ayant toujours ce parcours dans l’autre sens, je suis bien content de varier. Je fais un détour par le sommet du Pt2052, qui vaut vraiment le coup, quelques pas de I, puis une sente mène au sommet. La vue est bien plus dégagée qu’au Mont de l’Arpille. Je descends, puis reviens en arrière pour retrouver le sentier. La suite est un peu pentue, orientée N, donc un zeste humide, mais j’arrive facilement au col (non nommé, ni côté).
De là je pars direction Gouille Verte. Je fais un léger détour par la gouille sous le Pt1855, elle est bien jolie et le détour minime. La suite jusqu’à Plan Tornay est une section bien humide, même avec un peu de gel. Le chemin est parfois caillouteux donc glissant. Sinon la pente est agréable, quelques montées puis descente. J’arrive à la Gouille Verte qui pour moi est toute jaune, car c’est la fin de saison. Il n’y a presque plus d’eau. Je marche au plus près de la gouille, sur un talus, puis visite la deuxième gouille un peu plus bas, avec juste un peu d’eau au centre. Je rejoins le chemin et là découvre un panneau touristique. C’est un site protégé, chien en laisse, ne pas sortir des sentiers (raté !) et ne rien cueillir.
Il y a plusieurs marais entre 1760m et 1905m. Les glaciers ont creusé des dépressions dans le gneiss (roche métamorphique, résultat de la transformation du granit) qui constitue le massif du Mont de l’Arpille. Les glaciers fondus, il reste des petits lacs qui se sont peu à peu comblé par des sédiments et par la tourbe (décomposition incomplète de végétaux). Il y a des bas-marais et haut-marais (plus d’épaisseur de tourbe). Au niveau des animaux, il est possible de voir la grenouille rousse, le triton alpeste, le lézard vivipare et sept espèces de libellules. Je n’ai rien vu de ce petit monde, trop tard en saison. Un chemin descend jusqu’à La Preise, pour la dernière zone marécageuse, je n’y suis pas allé, cela me forcera à revenir à la belle saison voir ces belles zones marécageuses.
Puis je remonte, par un sentier en forêt, il y a bien des fourmilières dans la région. Au Pt1968, il est possible de descendre directement au Col de la Forclaz, mais il me restait du temps et je suis parti par le sentier de Plan de Gy. En sortant de la forêt, ce fut un de mes secteur préféré de cette balade. Il y a quelques gouilles sur notre passage. Puis je rejoins la crête et peu après je retrouve le Mont de l’Arpille. Le ciel s’est voilé d’altostratus, et il est fait mon chaud. Je poursuis ensuite par la crête, le sentier est doux et joli. J’arrive à un chalet qui est donc le reste (transformé) de l’arrivée du télésiège. Puis le chemin bifurque à l’O. Il y a un raccourci vers 2020m et écoutant mon instinct je l’ai suivi. Certes c’est pentu, mais comme c’est un raccourci, c’est court ! Je retrouve le chemin sous le Pt1968 et le descends. D’abord agréable, puis vers 1900m, il devient pentu et tout en zigzags. Un homme me rattrape et nous finirons ensemble la balade. Il restait à rejoindre le Col de la Forclaz, dont on entend assez vite les voitures filant à vive allure (eh oui le Valais !). Chose surprenant, il n’y a pas de passages piétons.


































































































































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