Suisse | Neuchâtel

Tourbière

La journée est annoncée grise et donc pas la peine de viser un sommet. Dans la vallée des Ponts-de-Martel, il y a plusieurs curiosités : des tourbières, des sources d’eau et une combe. Va pour une visite de tout cela.

Ponts-de-Martel

Il y a plusieurs grands parkings disponibles aux Ponts-de-Martel, dans la rue menant à la patinoire. Je pars depuis le plus extérieur.

Marais Rouges

Je longe la route brièvement pour suivre un pâturage. Je rentre très vite dans la première tourbière des Ponts de Martel, nommée Marais Rouges (deux portent ce nom). Le sentier est fort bien aménagé, genre Piste Vita. Des panneaux donnent des explications tout le long de ce parcours.

Histoire

Pour le faire très simple, la sphaigne est une plante nordique qui suite à la dernière glaciation du Würm a colonisé l’Europe. Un dégel plus loin (le réchauffement climatique n’est pas une nouveauté), la plante s’épanouit. Comme elle acidifie son milieu, peu de plantes arrivent à survivre. Cela donne des marais puis tourbière. Donc 10 mille ans pour arriver à une belle tourbière.

Deux guerres mondiales, pénurie de combustible, on puise dans ces réserves locales pour en faire des briques pour se chauffer.

Dans les années 1960-70, on trouve que la tourbe fait un excellent engrais. Va pour poursuivre l’exploitation.

Bref, les tourbières sont en mauvais état et ce n’est qu’en 1987 et l’initiative de Rothenthurm que les tourbières sont protégées. Enfin.

Depuis, des mesures sont prises pour améliorer la situation.

Torby

Un parcours didactique (nommé Torby) avec des panneaux d’informations jalonnent ce parcours dans la tourbière. Fort bien réalisé, en bois. On visite la tourbière, la première partie étant la zone exploitée pour l’extraction des briques de chauffage, la seconde avec son marais est l’exploitation de la tourbe horticole. Magnifique.

Sources d’eau sulfureuse et ferrugineuse

Je sors de la tourbière, passe le long de pâturages pour suivre une route non goudronnée. J’arrive assez vite à la source d’eau sulfureuse (odeur d’œuf pourri). L’eau est potable et a des propriétés médicinales. Le goût n’est pas terrible.

L’eau de la tourbière file 100m sous terre. Il n’y a plus d’oxygène et des bactéries se chargent de la transformation chimique.

Plus loin (30 m), il y a la source d’eau ferrugineuse, chargé du fer du sous-sol. Là aussi un goût prononcé (on boit des clous rouillés ! ). Mais c’est bon pour la santé comme le disait Bourvil.

Marais Rouge N

Je reviens sur mes pas, l’idée est de visiter la tourbière de Marais Rouges au N. Il me faut traverser une route, longer des pâturages pour visiter cette tourbière. Aucun aménagement, sinon au début une route forestière boueuse. Je progresse au mieux. Le pH de l’eau est entre 4 et 5.

Ponts-de-Martel

Ce grand tour dans ces marais, je file aux Ponts-de-Martel. Je passe parmi des vaches puis traverse ce village.

Pouette Combe

Je monte par un sentier pentu au début qui s’enfonce en forêt. Un point de vue en bois permet de profiter de la vue sur le village.

Puis je rentre dans la combe nommée Pouette Combe. C’est un endroit charmant, lit d’un ruisseau à sec, mousse, falaises et petites grottes (une est nommée Grande Grotte, sans vergogne !). Il y a juste une section du chemin caillouteuse, peu agréable.

Digue

Je sors de ce très beau secteur pour remonter un sentier en forêt. Je visite le petit lac, créé par la digue.

Ponts-de-Martel

Pour varier les plaisirs, je choisis la descente via les pâturages. Des sections sur la route ou pâturages. En descendant après les premières maisons, on retrouve des panneaux d’informations touristiques.

Il me reste à traverser les Ponts-de-Martel, maisons simples, pour retrouver le parking du jour.

Conclusion

Une balade atypique, chargée en histoire et en découverte. L’aménagement est superbe dans la première tourbière.