Suisse | Vaud

Combe à Berger

La Combe à Berger est une modeste combe au-dessus de La Coudre, région de L’Isle dans le canton de Vaud. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter cette combe et donc c’est l’occasion de rattraper ce retard. En plus dans le secteur, il y a plusieurs curiosités à voir : Creux à la Chèvre, Puits à la Zazie et Abri Freymond et des refuges forestiers. Diantre tout cela. Bon la balade est essentiellement en forêt, c’est un peu le regret

La Coudre

Je me gare à La Coudre, devant la fontaine du centre (deux places de parcs, sinon de l’autre côté du jardin attenant à la fontaine, sinon à la fontaine suivante, à la sortie O du village).

Je pars à pied, en longeant la route et profite de la douceur de cette journée de fin d’automne. La vue sur les Alpes est belle, mais partielle. Le Mont Blanc en seigneur local.

Chargeau

Je quitte la route, pour suivre le sentier qui passe au N du pâturage de Chargeau. Il n’existe plus, les arbres morts ou ceux qui ont poussé, empêche toute progression. Je coupe dans le pâturage et trouve un chemin forestier qui me ramène sur la route. En résumé, il ne faut pas quitter la route. Je file visiter l’autre extrémité du sentier (qui est à l’abandon) pour voir où cela me mène (jusqu’au pâturage). Cette exploration terminée, je reviens sur mes pas.

Refuge de la Chergeaule

Je longe cette route goudronnée pour la quitter, une route forestière descend à gauche. Dans le virage, j’atteins le refuge forestier de la Chergeaule. Il est ouvert, l’intérieur est très sommaire : poêle, une table et un banc. Mais quel charme. À l’extérieur, un coin feu et un banc et sous un abri une table et banc.

Combe à Berger

Après cette visite, je poursuis par un sentier qui file au N (la carte Swisstopo ne le mentionne pas encore). Un petit pont fait traverser le cours d’eau local, au très faible débit. Je reviens sur la route qui est en gravier désormais. Je poursuis tout droit à la bifurcation suivante, il y a plusieurs troncs coupés le long de ce parcours. Il n’y a rien de spécial, sinon qu’il fait froid dans cette combe à Berger (le secteur le plus froid de la balade et seul endroit où j’ai, en ce jour, du givre)

Creux à la Chèvre

Au virage du Pt1038, je retrouve le soleil et c’est là qu’il faut quitter cette route, sur la gauche (suivre le marquage bleu-blanc, ce n’est pas celui du T4 ou T5 !). Désormais sur un sentier, une jolie section sur le calcaire (on croirait une route romaine !), puis une courte section pentue (si si !). Dans un virage (il y un vieux mur de pierres sèches), il y un marquage (croix bleu-blanc), c’est justement là, qu’il faut bifurquer à gauche pour le Creux à la Chèvre). Un sentier suit un petit cours d’eau. Dans un virage, je suis parti en exploration et il m’a fallu un peu de temps pour trouver la source d’eau du Creux à la Chèvre (en fait il suffit de remonter le ruisseau !) : c’est un tuyau qui sort de terre et l’eau coule, en partie par là. Original et charmant. L’eau a bon goût.

Col du Mollendruz

Plutôt que de revenir sur mes pas, j’ai poursuivis par le large sentier en forêt). C’est tranquille. Je passe par des petites clairières (dans une petite, des ruches sont installées). Puis je retrouve le sentier raquettes et cela me fait bizarre, car c’est la première fois que je passe là, en mode été.

Restaurant du Mollendruz

Je rejoins le col du Marchairuz et coupe dans le pâturage pour passer derrière le restaurant du Mollendruz. Depuis 2014, il est fermé.

Ancienne route

Il faut poursuivre, par le fond (SE) du parking pour trouver l’ancienne route du col du Mollendruz.

Puits à la Zazie

En face d’un bâtiment en béton (protégé par une clôture), à droite de la route, il y un petit panneau en bois avec la mention “Puits à la Zazie“. Il faut s’engager dans ce sentier, assez visible. Il bifurque à gauche, puis descend et on atteint le puits, protégé par une barrière. Il est formé de pierres. L’eau semble stagnante, j’ai juste goutté l’eau, pas terrible.

Extrait du journal de Cossonay :

Il s’agit de Lucie Jousson surnommée la Zazi. Elle est l’instigatrice de l’auberge construite en 1882, telle qu’on la connaît encore à ce jour. Elle restera tenancière pendant une vingtaine d’années. L’établissement ne disposait pas d’eau courante. L’eau était celle du toit récupérée dans une citerne et quand elle venait à manquer, il fallait aller en forêt jusqu’au puits (appelé encore aujourd’hui puits à la Zazie – un «e» a été rajouté) pour prélever le précieux liquide et le transporter dans des bidons jusqu’à l’auberge.

Abri Freymond

On poursuit par cette route, pour longer brièvement la route du col du Mollendruz. En face d’un panneau jaune (double flèche), il faut partir à droite, un panneau en bois indique “La Baumette”. C’est pour l’abri Freymond. Le sentier a du charme, mais je perds le soleil dans ce parcours. A l’ombre en cette saison ! Puis j’accède aux deux grottes de l’abri Freymond. Des panneaux avertissent de ne pas rester à l’aplomb du toit à cause des chutes de pierres. Pour la description de ces sites archéologiques datant du paléolithique, voir la page Wikipedia !

La Saboterie

Le sentier se poursuit en forêt, il suit au début un cours d’eau et est moyennement visible. En quittant le cours d’eau, le sentier devient bien visible. On rejoint une route forestière. On débouche dans le pâturage de la ferme de La Saboterie. Je recherche le bloc erratique et file dans le pâturage. Quelle vue ici sur les Alpes, partielle, mais belle. Ah, le bloc erratique est dans l’autre pâturage (au passage les dernières cartes Swisstopo ne mentionne plus ce bloc. Je retrouve avec plaisir ce bloc déjà visité.

Refuge du hameau de La Coudre

Je retrouve la route. Mon souhait est de passer devant le refuge mentionné sur la carte. Le plus court est un sentier en forêt, mais il faut couper à travers champ. Je m’engage dans un champ, longe la barrière et un passage pour tracteur, je franchis la clôture. Je traverse un autre pâturage en suivant la ligne téléphonique. Cela me permet de trouver le sentier en forêt, confortable. Je sors et débouche dans un pâturage. Wouah la vue sur les Alpes ! Je passe devant le Refuge du hameau de La Coudre (ça, c’est du nom !). Il est fermé, il est possible de le réserver pour 30.- CHF /jour auprès de la commune.

L’Arzelier

Je bifurque à gauche et traverse une forêt. La surprise est de voir un engin forestier à l’action. Bigre quel engin. Avec une grue, une pince rotative permet de couper un arbre pas trop vieux en 5 secondes. Impressionnant. Tout content de ce spectacle, je poursuis et débouche dans le pâturage de l’Arzelier. C’est le plus beau point de vue de la balade : quelle vue impressionnante sur les Alpes, des Alpes bernoises aux françaises. Surtout que c’est la fin de la journée et les couleurs sont magnifiques.

Source d’eau

Je longe la route, il reste une dernière curiosité, la source d’eau vauclusienne (l’eau émerge de la terre). Merci à Alain pour cette découverte (voir la page de sa randonnée depuis L’Isle). La source est mentionnée sur la carte. L’eau a un petit gout terreux. Le débit est moyen.

La Coudre

Il me reste à descendre, sans me presser, pour profiter des lueurs du coucher de soleil sur les Alpes. Magnifique. Je traverse le hameau de La Coudre pour retrouver le parking du jour.

Conclusion

Cette randonnée est atypique, dans la combe Berger, car il y a beaucoup de choses à visiter et c’est ce qui fait le charme de cette randonnée. Elle est essentiellement en forêt, sauf autour de La Coudre. L’itinéraire habituel fait débuter de L’Isle, cela rajoute la source de La Venoge, mais mon souhait de voir la combe Berger l’a emporté (le refuge a du charme, contrairement à la combe).