France | Ain

Je reviens au Grand Crêt d’Eau (voir cette randonnée pour la première visite), mais mon timing pour la journée est plus serré qu’habituellement, après tout une fin de journée au bord du Léman avec des amis vaut aussi son pesant de cacahuètes ! Je pensais finir mon exploration de ce sommet cet automne, mais il a l’avantage d’être proche de chez moi et c’est une randonnée rapide. J’avais une autre randonnée en tête, c’est la deuxième que je la repousse !
Je décide quand même de faire une boucle, histoire de mettre un peu de variété au menu. Je pars donc depuis Farges, à l’O de Genève. Au niveau de l’église il y a un parking assez grand. Je longe brièvement la route départementale pour prendre celle plus tranquille des petits villages (Airans, Ecorans). C’est la partie la moins intéressante du trajet et j’ai préféré la faire au début, tant que le moral est bon. Il suffit de se brancher en mode rêverie et le tour est joué !
Avant Collonges, c’est un chemin qui prend la relève et s’enfonce dans la forêt. ce chemin est nommé Le Balcon du Léman, mais on ne voit rien du Léman. Pour faire simple, ce chemin est assez pentu et les mollets sont mis à bonne épreuve et cela va durer jusqu’au Chalet Bizot. Vers 1000m, il y a un abri, ouvert. J’en ai profité pour une brève pause, cela permet de poser le sac et d’évacuer un peu de transpiration. Le dernier bout de la forêt fut mon préféré, la végétation change et la mousse s’incruste sur les rochers, fort joli passage.
J’arrive au Chalet Bizot et quelle ne fut ma surprise de découvrir le naturiste (homme tout nu) en pleine sieste (Alain en avait parlé lors de sa visite), mais j’ai la “chance” de découvrir le phénomène. Il était couché sur le ventre cachant quand même sa masculinité, mais le reste était exhibé ! Chacun ses pulsions, mais franchement c’est quoi ce binz ? J’imaginais une famille débarquant devant ce triste spectacle. Ma pulsion était de lui planter mes bâtons, telles des banderilles pour taureau d’arène, dans le gras de son postérieur, mais je me suis contenu ! Non, mais !
Un brin énervé, je repars pour Grand Crêt d’Eau. Le vent se fait assez fort et mon t-shirt se retrouve enfin tout sec. Je me pose sur le premier sommet venu (Pt1579, sous Crêt du Miroir), pour une pause casse-croute. Je ne traine pas (30 min), car je vois le temps passer. La vue est voilée sur les Alpes. Je file ensuite pour Crêt de la Goutte, par le plus court chemin possible. Sous Crêt de la Goutte, le vent en rafale rend la progression difficile. Au sommet, je prends mes photos et déguerpit au plus vite, titubant pour m’extraire de la crête ventée.
Je descends pour viser la Pierre à Fromage, qui est un petit bloc de pierre où les bergers posaient leur casse-croutte, ainsi à l’abri des rongeurs. Rien de spécial, mais ce genre de détail sur une carte m’attire comme une mouche !
Par une pente tranquille, j’arrive au Chalet du Sac qui est ouvert (non gardienné). Intérieur modeste et literie sommaire, c’est plutôt un abri de fortune qu’un refuge ! Je poursuis vers le Col du Sac, par des passages en forêt où les vaches ont massacré les lieux (sûrement lors de l’inalpe). L’endroit était bien boueux et je fus quitte pour un bain de boue pour les chaussures et pantalon. Je rejoins la route au Col du Sac (je ne me suis pas aperçu que c’était un col !) et j’ai eu du mal à trouver le chemin. J’ai suivi la route un petit moment et j’ai retrouvé le chemin plus bas.
La suite du sentier est assez monotone, j’ai parfois trotiné car je voyais l’heure passer (au passage les timings indiqué sur les panneaux sont, comme souvent en France, pour grand-père asthmatique). En variété, vers 1100m un abri délabré et le Pré Bouillet vers 1000m qui offre un abri sommaire (le four à pain !), ouvert toute l’année.
Juste dans les hauts de Farges, je trouve la Source Captée de la carte, cela m’a permis de recharger ma gourde et d’y pratiquer mes ablutions. Il reste à descendre dans Farges pour retrouver le parking de l’église après 5h10 (pause incluse).