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Cabane Orny

Le but de la journée est simple : monter à la cabane d’Orny. J’ai déjà eu l’occasion de visiter cette cabane lors de mon passage à la cabane du Trient (voir cette randonnée). L’idée est de revenir, mais en inversant le sens

Champex-Lac

Le départ se fait depuis le village de Champex-Lac. Petit, mais mignon surtout pour son lac. Le grand parking du télésiège de La Breya. Il faut contourner le bâtiment du départ pour s’enfoncer en forêt.

Bisse de Champex

De là, on longe le bisse de Champex. Bien joli et l’eau coule à flot. Il y a bien des myrtilliers sur le côté. Il y a plusieurs passerelles à franchir, longer ou monter. C’est un cadre bien joli. Il reste un peu d’humidité de la pluie de la veille.

Arpette

Cela nous fait déboucher sur le bas d’une clairière, au niveau du Relais de l’Arpette, restaurant et buvette. Nous poursuivons pour passer les derniers chalets. La vue s’ouvre sur le fond du Val d’Arpette et le col des Ecandies. C’est joli. Je cherche le sentier qui monte directement dans la forêt depuis ces chalets, je trouve le pont qui enjambe la Durnand d’Arpette, mais il n’y a pas de panneau jaune (voir mon commentaire plus bas)

Piste de ski

Avec Jean-Philippe, on remonte alors plus tranquillement le val d’Arpette pour partir à gauche par la piste de ski. C’est tranquille et permet de croiser du monde qui fait le Tour du Mont Blanc (bigre que les sacs à dos sont gros !). Nous poursuivons et remontons ce sentier de 4×4 / piste de ski. Absorbé dans notre discussion, nous ratons le panneau jaune. On redescend, le panneau est sur la droite, moyennement visible. De l’autre côté, il doit y avoir le sentier qui descend droit en bas aux premiers chalets d’Arpette. La sente est encore visible, mais la pierre avec le marquage rouge/blanc est repeinte en noir. Tiens ce sentier semble abandonné (pourtant encore mentionné sur la carte).

Revers d’Arpette

On quitte donc la piste de ski, pour un sentier qui devient vite bien joli. Il passe parmi des aroles, mélèzes et longe un petit ruisseau. Peu avant de sortir de cette forêt, en s’écartant de quelques mètres, on découvre un petit coin de paradis entre rocher, ruisseau et montagne. Superbe. On sort de la forêt, passons devant une station météo (instruments de mesures) et c’est le début de la montée pour le col de la Breya.

Col de la Breya

Nous quittons vite la végétation pour remonter un pierrier. Le traçage rouge/blanc est bien visible, mais on ne devine par la suite. La montée comporte un passage où il faut se sortir les mains des poches, techniquement pas de difficultés, mais cela demande de l’attention (et par temps de pluie encore plus !). On débouche sur un replat et il faut poursuivre sur le flanc du cirque rocheux. De nouveau, il y a plusieurs passages où il faut se sortir les mains des poches et gravir des blocs rocheux. Techniquement pas de complication, mais cela reste du franchissement. C’est un brin long et les muscles travaillent, mais on finit par arriver au Col de la Breya. Quelle vue depuis ce col, le Grand Combin en seigneur des lieux.

Combe d’Orny

Après une petite pause, nous descendons ce col. Le sentier coupe des pentes déversantes, mais reste confortable. Il y a plusieurs petites remontées. Un dévaloir à franchir, mais qui ne pose pas de difficulté. On arrive devant une sorte de col, avec un gros bloc rocheux sur la gauche. Je le franchis par le haut, mais de l’autre côté c’est de la déscalade. Pas compliqué, mais escalade quand même. Ce n’est qu’en cherchant que je trouve le trou dans le rocher. Jean-Philippe peut passer plus sereinement, en enlevant le sac. Le sentier descend tranquillement pour rejoindre par une brève descente raide et poussiéreuse, le chemin de La Breya dans la Combe d’Orny.

Cabane d’Orny

On rejoint par une montée tranquille le plateau d’où le Torrent du Darbellay prend sa source. Sur la gauche, vers un bloc rocheux, un rare endroit à l’ombre, permet une pause. Puis nous repartons. Il faut traverser ce plateau puis remonter un sentier dans un monde de blocs rocheux. On rejoint la moraine du glacier d’Orny qui devient bien visible. On peut voir sur la droite, la ruine de l’ancienne cabane d’Orny. Il faut remonter cette moraine avec une section raide finale, juste sous la cabane d’Orny. On rejoint ainsi la cabane d’Orny avec son bois buriné par le soleil et sa statue de bouquetin. Wouah, trop beau avec en contrebas le petit lac. Le glacier du Portalet, en face, a presque disparu. Nous marquons une belle pause dans la cabane. Le Coca-Cola est à 4.50 CHF, pas cher 😉

La Breya

Puis il faut penser à redescendre. Le panneau jaune indique 1h15 pour rejoindre La Breya, mais le doute m’assaille. On prévoit donc 2h. Et c’est parti pour la descente. On repasse le chemin de la montée, pour poursuivre tout droit à la bifurcation du Col de la Breya. Le sentier est à flanc de coteau et assez roulant au début, mais il faut être sur ses gardes, bien des cailloux jonchent le parcours. Puis il y a toute une série de passages avec chaines (environ 6, décompte pas forcément précis), cela demande de l’attention et cesse d’être roulant. Par contre il y a plusieurs passages très esthétiques avec des arbres dans les virages. Très beau avec le Grand Combin en fond. Je commence à m’inquiéter pour le télésiège, la dernière descente étant à 17h. Va-t-on pouvoir y arriver avant ?

Télésiège

Nous arrivons 5 minutes avant, et je vois le télésiège arrêté, mais ouf ce n’est que celui d’hiver qui descend dans la Combe de la Breya. Nous payons 14.- CHF pour la descente, le départ fait son effet, c’est droit en bas. Mais quelle vue sur le lac de Champex. Je découvre le nouveau télésiège, remis à neuf, suite au feu qui a brulé le haut en 2012. Cela reste un télésiège deux places, non débrayable. Je pose la question au personnel, la station est trop peu fréquentée en hiver pour justifier un investissement plus conséquent.

Conclusion

Cette randonnée est une belle randonnée et la variante par le Col de la Breya fait découvrir un secteur peu fréquenté et charmant. Cette randonnée est rouge/blanc (T3), mais elle demande de l’attention. Il y a plusieurs passages qui nécessite de surveiller ses pieds et de se sortir les mains des poches. A chacun d’évaluer ce parcours en fonction des conditions et de ses capacités.